Bonjour c’est Franck Thomas-Lavielle de Comprendre la gestion, aujourd’hui je fais un interview d’Olivier Roland l’auteur du livre “tout le monde n’a pas la chance de rater ses études”.

Pour ma part, j’ai eu la chance d’avoir réussi mes études mais est ce que j’ai vraiment eu de la chance on va voir ! En tout cas son livre est inspirant, surtout sur la troisième partie qui parle de se réaliser et de faire une création d’entreprise, et se réaliser à travers son entreprise.

Effectivement ça touche particulièrement les personnes que je cible et qui souhaite partager mon histoire sur mon blog.

J’espère que cette interview sera inspirante et si vous avez aimer, n’hésitez pas à la fin de mettre un “j’aime” en bas de la vidéo ou un commentaire car j’aimerais vraiment avoir votre retour par rapport à ça.

Bon aller, bonne interview, j’espère que ça va vous plaire.

A bientôt

 

Transcription de l’interview :

Comprendre la Gestion (CLG) : Bonjour c’est Franck Thomas de comprendre la gestion j’ai la chance aujourd’hui d’interviewer Olivier Roland l’auteur du livre “tout le monde n’a pas la chance de rater ses études”.

 

Bonjour Olivier

Olivier Roland (OR) : Bonjour

CLG : c’est un réel plaisir pour moi de faire cette interview. Avant tout je voulais te féliciter du succès de ton livre, tout le monde se l’arrache, je n’avais pas de doute. Tu mérites bien ce succès d’ailleurs.

OR : Merci

CLG : je voulais aussi te remercier pour tous les conseils que tu nous donnes et je voudrais en mettre deux en avant :

Le premier est le fait de lire à la vitesse fois deux les vidéos, ça c’est extraordinaire et j’ai gagner énormément de temps dans ma vie, c’est super !

La deuxième je vais te la montrer, c’est ma tablette de chocolat !

OR : Ha, je vais te montrer la mienne, elle est là !

CLG : j’avoue moi elle est entamée tout simplement c’était il y a un mois quand j’ai découvert ta vidéo et depuis ça fait un mois que je ne l’ai pas mangée. Je vais la ramener à mes gars, il vont la manger et je vais en ramener une toute neuve comme ça elle ne s’abimera pas.

Bon voilà merci de tous ces conseils

Je t’ai proposé de pouvoir faire cette interview je suis un tout jeune blogueur, mon auditoire c’est plutôt des chefs d’entreprises, des start-upers, des créateurs d’entreprises, et j’ai plutôt l’ambition de leur apprendre la gestion d’entreprise et plus spécifiquement comment se financer.

Toi quand tu as lancé ton livre tu parlais dans la troisième partie « comment devenir libre en créant son entreprise », moi j’ai créé deux entreprises, la premier avec un associé ça ne s’est pas très très bien passé pour être honnête ça n’a pas été un succès, puis une deuxième qui a eu son petit succès, donc là je suis très content, et j’avais envie de te poser quelques questions sur cette thématique.

OR : c’est parti alors !

CLG : Parfait, tu as fait énormément de recherches par rapport à la création d’entreprise je crois même que tu as participé à des comités d’accompagnement de jeunes entreprises. J’aurais voulu avoir ton avis sur les réels chiffres clefs de l’échec de l’entreprise en France.

OR : oui c’est très intéressant, tu as commencé à lire le bouquin si non tu ne poserais pas la questions je pense.

Il y a plusieurs mythes dans l’entreprenariat en France que je démontre dans le livre notamment, il y a beaucoup de mythes qui font que les gens ont beaucoup peur de créer leur boite. Et le mythe le plus important c’est une entreprise sur deux fait faillite. Parfois tu vois même une entreprise sur deux fait faillite dans les trois ans.

Déjà les chiffre officiels, il y a une entreprise sur deux qui cesse son activité dans les cinq ans en moyenne, ça varie un petit peu d’une année à l’autre, c’est entre 48% à 52 %. Ca reste toujours à peu prêt autour des 50%.

Donc, ok elles cessent leurs activités pourquoi c’est quand tu regardes le pourquoi que ça devient intéressant, on compte, tu te rencontre, qu’il y a très peu d’échec économique en tant que tel.

Donc sur 100% des entreprises créées il y en a 4% qui arrête pour situation comme favorable ça peut être un changement de catégorie juridique, acceptation d’un poste salarié, départ en retraite, etc etc, …

Ensuite, il y a 10% des entreprises qui disparaissent mais qui sont sans lien avec la viabilité de l’entreprise, tu vois ça peut être liée à des problèmes de santé, problème personnelle, de fait que dès le départ c’était une « inimatricilation » administrative, le décès de l’exploitant etc, etc, etc,.

Donc tu as déjà 14 % là on est dans une année ou tu avais 52% qui ont cessé leur activité dans les cinq ans. Déjà tu enlèves 14 % et il ne te reste plus que 38% qui ont réellement fait une cessation d’activité pour des raisons économiques.

Mais déjà c’est beaucoup moins que ce que l’on pense on est à un peu plus d’un tiers. Mais quand on regarde après en détail ces échecs économiques ont se rencontre que ce n’est pas … il y a échec économique et échec économique !

Bon je ne vais pas apprendre à ton audience la différence entre faire une cessation d’activité et un dépôt de bilan. Dans la cessation d’activité on n’a pas de dette, éventuellement on peu même partir avec un petit pécule. Dans un dépôt de bilan on fait un dépôt de bilan parce que l’entreprise ne peut plus payer les dettes tout simplement.

Clairement déjà la situation entre les deux est très différente. Donc, quand on regarde un petit peu ça !

Voilà parmi les 38% d’entreprises qui ont arrêté suite à un échec économique seulement 40% d’entre elles ont liquidé suite à un dépôt de bilan ce qui porte le taux d’échec réel à seulement 15,2% des entreprises créées.
C’est quand même impressionnant, on ne parle jamais de ces chiffres là.

CLG : Pourquoi tu crois qu’on veut faire peur à la création d’entreprise ? Car c’est étonnant ?

OR : Bien les gens, il y a beaucoup de personnes qui ne vont pas dans le fond des choses et ils ne vont pas plus loin que leur bout de leur nez, c’est comme ça ! Et c’est vrai que moi même je ne connaissais pas ces chiffres avant que je me plonge dedans pour la création de mon livre.

Ces chiffres viennent d’une enquête d’une commission du sénat qui a été faite en 2005. La vraie vision de l’échec de l’entreprise. C’est donc un truc très officiel, ça a étonné les gens qu’on ne connaisse pas les raisons de la disparition des entreprises.

C’est un petit peu comme des chiffres qui sont répétés en permanence et que l’on ne le vérifie pas ça devient une sorte de « même » à par entière, une histoire qui se répète.

Et quand on regarde après le niveau d’endettement des entrepreneurs qui ont arrêtées suite à des problèmes économiques c’est assez rassurant puisque 61 % des entrepreneurs qui arrêtent leur entreprise n’ont aucune dette. 39 % ont une dette estimée entre 8 500 € et 10 000 €.

Donc maintenant c’est ce qui reste à rembourser mais c’est pas non plus la mer à boire. Y a des gens qui mettent beaucoup plus d’argent que ça pour acheter une bagnole. Là on parle quand même de créer sa boite, d’avoir une expérience extraordinaire et de vivre une aventure qui en vaut la peine, tu vois ! ça reste un coup raisonnable.

Et même dans le cas d’une entreprise qui fait une liquidation judiciaire la dette elle est comprise en 10 000 € à 15 000 €. Ce n’est vraiment pas énorme. On se rencontre que tu as les deux tiers … en gros tu as 10 % de chance, de risque on va dire, d’avoir une dette de 10 000 € au bout de cinq ans.

Et 10 000 € je veut dire c’est rien quand on compare au cout d’une école de commerce. Je pense qu’une année à créer son entreprise et à la gérer tu apprends bien plus dans une année que dans une école de commerce et pour un cout qui est bien moindre.

Après bien sur, ce genre de moyenne il y a des disparités il y a des gens qui vont avoir des dettes astronomiques et qui vont se retrouver à la rue mais il faut quand même se rendre compte que c’est l’exception qui confirme la règle et c’est une ultra minorité des cas.

Bon faut pas non plus caché le fait qu’il y a des risques dans l’entreprenariat mais il faut aussi comprendre qu’aussi les risques qu’on a l’impression de prendre y en a pas autant que ça. Et vous avez déjà beaucoup de chance de réussir et même si vous vous plantez ce n’est pas si mal que ça et que vous puissiez rebondir sans aucun problème. D’ailleurs c’est intéressant les chiffres de ce que deviennent les gens après l’arrêt de l’entreprise, c’est aussi intéressant et ça on n’entend jamais non plus : 70% d’entre eux ont trouvé un emploi ou on créé une nouvelle entreprise dans les 18 mois qui suive l’arrêt. 10 % sont en formation 18 % se retrouve sans situation professionnelle, bon en sachant que beaucoup de ces personnes là dans les 28% sont des personnes qui ont plus de 55 ans et c’est pas facile pour eux ou pour elles de trouver un emploi.

CLG : oui tout à fait, oui donc quelque part, il faut creuser les chiffres et merci car d’un côté ça peut être rassurant pour les chefs d’entreprises ou en tout cas les start-upers ou les jeunes créateurs et faut ce dire qu’il faut se lancer voilà ! En tout cas c’est l’exemple que tu donnes et bien merci.

Bien justement je continue parce que tu vois, moi je suis souvent sollicité par rapport à de la levée de fonds ou pour faire des prêts bancaires, etc, et en général je pose la question mais pourquoi tu as besoin de cette argent ? Et c’est rarement pour des bonnes raisons généralement. Toi tu vas un peu plus loin et tu dis qu’on peut créer son entreprise sans argent. Est ce que tu peux nous en dire un peu plus.

OR : bien écoute, j’utilise en fait une méthodologie qui est bien connu des start-upers qui est le « lean start up » et c’est une méthodologie que j’ai mis en place avant même je l’ai défini .

Moi j’ai arrêté l’école à 18 ans pour créer ma boite à 19 ans. Et je n’ai pas fait ça sur un coup de tête. Si j’ai fait ça c’est que j’ai fait un test sur le terrain qui m’a donné la confiance nécessaire pour faire ça. En gros qu’est ce qui s’est passé ! J’étais timide j’avais pas beaucoup d’ami à l’époque, je ne parlais pas trop aux filles et j’ai passé beaucoup de temps en tête à tête avec mon ordinateur. Comme beaucoup de gens comme moi finalement. Donc, j’ai maitrisé des compétences informatiques assez rapidement-, et avec un de mes amis que j’avais à l’époque on s’est rendu compte que finalement on dépannait régulièrement des problèmes informatiques de personnes qui en fait s’étaient des problèmes qui leurs paraissaient insurmontables et nous on résolvait ça d’un claquement de doigt. Et on s’est dit pourquoi on ne gagnerait pas de l’argent avec ça.

Et là au lieu de partir dans un projet et créer sa boite au bout d’un an et voir ce que ça donne, on a décidé de mettre en place une expérience rapide et concrète sur le terrain.

Qu’est-ce qu’on a fait, on a passé une petite annonce dans le journal d’annonce d’un journal de petite annonce d’un journal local. C’était en 1999 et s’était encore en francs et à l’époque on avait investi 60 francs et on a eu 5 000 francs de chiffre d’affaires en un mois.

Et je peut te dire qu’à 18 ans et que tu gagnes 50 francs d’argent de poche par semaine tu fais WAOO …c’est pas mal. J’ai vue j’étais sur le terrain, j’ai vue les gens me donner de l’argent dans mes mains, j’ai vue la demande.

Là à partir de là je me suis dit Waoo ça marche ! Je sais ce que je veux faire, j’en avais mare du système éducatif, je voulais quitter le domicile de mes parents comme beaucoup de jeunes finalement. Et c’est ça qui m’a donné la confiance, j’ai mis en place cette concurrence sur le terrain. Finalement ça se rapproche beaucoup de la méthodologie Lean Start Up qui est de faire un test le plus rapidement possible sur le terrain avec un minimum de cout, de ressources et de temps.

Et c’est ça, cette idée tu vois, quelque soit l’idée de la création d’entreprise il faut se poser la question comment je peux tester mon concept sur le terrain de la manière le plus simple et le plus efficacement possible.

Moi ce que je recommande, un des deuxièmes gros mythes après le mythe de l’échec dans l’entreprenariat c’est de croire que les entrepreneurs c’est des espèces de kamikaze qui mettent le bandana autour du front, le couteaux entre les dents et qui foncent dans le tas en criant « banzai » , c’est soit il meure soit il n’a pas le choix ! La vérité c’est que la plus part des entrepreneurs n’ont pas du tout cette approche. Et dans le pire des cas ils ne perdent pas trop de plume et dans le pire des cas ils ont un plan B, un plan C, etc et en cas de problème.

Et du coup c’est vraiment l’approche que je recommande aussi et c’est celle que j’ai toujours faite. C’est qu’est ce que vous pouvez mettre en place comme … et de démarrage d’activité à côté de votre activité actuelle. Moi j’ai toujours fait des transitions comme ça qui sont douces entre guillemet et voilà l’expérience que je te parle j’étais encore à l’école quand je faisais ça. Je ne l’aurais pas quitté si ça n’avait pas été concluant.

La deuxième entreprise que j’ai créée et que je gère aujourd’hui qui est au service de ma vie et qui me permet de voyager 6 mois par an parce que je peux la gérer entièrement sur le web. J’ai créé alors que j’avais ma première entreprise à gérer. J’ai trouvé le temps tu vois.

J’ai vendu la première entreprise sous forme de trois portefeuilles clients uniquement parce que la deuxième commençait à marcher etc etc et aussi parce que j’avais fait le test, j’avais créé cette deuxième boite dans le bute de pouvoir voyager et j’avais jamais voyager en dehors de l’Europe et jamais voyager plus d’une semaine car ma boite me prenait trop de temps.

J’ai fait aussi le test, j’ai déjà vendu un tiers de mon portefeuille clients j’ai confié le reste à mes employés et en septembre 2010 alors que la deuxième boite commençait à marcher je suis partie carrément à l’autre bout du monde car je suis aller 15 jours à Wallis et Futuna et 15 jours à Fidji et voir si vraiment je vais apprécier ça ! Je voulais aussi tester ce style de vie qui me faisait rêver. Parce que des fois y a des trucs qui te font rêver mais quand tu le fais bien tu vois que ce n’est pas si top que ça ! Alors j’allais m’embarquer dans une nouvelle vie et je voulais tester le concept et j’ai trouvé ça génial et quand je suis rentré je me suis dit que c’est ça que je voulais faire. J’ai vendu le reste et je me suis focaliser sur ma nouvelle boite.

Et tu vois c’est toujours cette idée, mes risques oui mais mes risques minimal et d’avoir le plan B de secoure au cas ou il y a un soucis en l’occurrence ce qui était génial, si ça ne marchait pas je pouvais continuer l’activité que je faisais déjà et c’est ça qui est top.

Voilà, c’est vraiment l’approche que je préconise et c’est comme ça que tu peux créer une entreprise sans argent comme tu mets en place une expérience alors que tu es en train de faire autre chose comme tu es sur le terrain tu vas commencer à avoir de l’argent avec tes clients qui vont acheter le produit, pour atteindre le minimum viable comme on dit en lean start up.

Après c’est pas toujours possible soyons claire mais y a aussi des avantages à faire des levées de fonds aussi. C’est juste intéressant de considérer qu’est ce que je peux faire au démarrage sans aucun moyen au début et on peut toujours mettre en place des expériences comme ça surtout aujourd’hui avec les outils qu’on a aujourd’hui qui sont extraordinaires sur le web qui nous permettent de réduire l’incertitude au maximum.

CLG : C’est vrai qu’on constate généralement qu’on demande aux chefs d’entreprises de faire un POC, un prouf of concept généralement, qui leurs coute généralement un bras mais ils n’ont pas tester le marché, ce que tu dis là c’est un énorme conseil et je pense que ça va faire tilt pour beaucoup d’entre eux. En tous cas merci, c’est vraiment

OR : bien oui , c’est un problème récurent même pour des entrepreneurs chevronnés ils peuvent passer des mois ou des années à essayer de faire le produit parfait mais tu te rencontres au bout de tout ce temps tout le monde s’en fou complètement. C’est déjà arrivé permis les meilleurs d’entre nous ! Même Steve Jobs il s’est trompé des fois.

CLG : Oui tout à fait et c’est vrai ! Ca parle en tout cas et ça me parle en tout cas pour moi car j’ai misé beaucoup d’argent avant de pouvoir lancer un produit qui n’a pas fonctionné effectivement. Je comprends parfaitement ta démarche et effectivement elle est de bon sens voilà ! Il faut prôner cette voie là elle est vraiment très différentes.

OR : Et avec tous les outils qu’on a, on peut faire mieux que le lean start up, on peut voir dans le futur, c’est à dire à savoir avant même d’avoir créé le produit si il va se vendre ou pas. L’exemple plus type est le Crowdfunding . Quand tu fais du crowdfunding qu’est ce que tu fais tu vends un produits qui n’existe pas ! Et tu le créés que si ça marche ! C’est ça qui est génial. Tu as différents moyens, car le crowdfunding c’est lourd qui faut mobiliser une communauté, et il y a un outil que je partage dans le livre qui s’appelle le Webinar qui en fait la même chose que de faire un présentation Powerpoint sur le web où tu vas vendre ton produit en près commande et le créé que si tu as déjà vendu ! Et si il ne se vend pas assez tu rembourses les quelques personnes qui ont achetés et tu passes à autre chose et tu économises des mois voir des années de travail pour rien c’est énorme.

Y a même un auteur dont je ne me rappelle plus de son nom, un auteur américain dans les années 70 qui avait cette démarche pour écrire ses bouquins. D’abord il passait une annonce dans les journaux pour avoir l’avis des lectures quand il avait une idée de bouquin et on pouvait commander le livre et si il recevait suffisamment de commande il écrivait le bouquin et uniquement qu’à partir de ce moment là. T’imagines le cout qu’il économise par rapport à se qu’il avait à écrire 3 ans à écrire un bouquin ?

Ce n’est pas l’approche que j’ai eu en livrant ce livre, il y a d’autres exemples de blogueurs qui ont commencé à écrire leur livre sur leur blog et ils ont peu interagir avec leur communauté et ça a été le début d’un bouquin.

Il y a tellement des solutions techniques aujourd’hui pour voir dans le futur comme ça et pas t’engager dans des impasses trop longtemps.

CLG : il y a beaucoup de changement qui sont en train de s’opérer et c’est bien de le dire et il faut prendre le virage. C’est assez intéressant. Bien justement ça me permet de rebondir sur ce que tu disais un moment, tu as compris je suis un convaincu de la création d’entreprise, mais tu vois je suis redevenu salarié après ces créations d’entreprises … on dit rien ! Et j’aimerais que tu nous expliques les raisons pour laquelle il vaudrait mieux être entrepreneur qu’employé ?

OR : Oui, tu veux que je te donne quelques unes ?

CLG : oui

OR : Alors la première c’est l’expérience, je vais commencer par un emploi salarié pour gagner de l’expérience. C’est vrai mais il n’y a rien de tel que de créer son entreprise ça donne une expérience extra ordinaire et en un temps donnée extrêmement court parce que de toute façon tu n’as pas le choix. Tu dois être au taquet et à fond si non tu n’y arrives pas ! Déjà tu es ultra motivé, t’apprends des choses que tu mets en place dans ta boite et ça simplement sortir le meilleurs de toi même.

Je pense que créer une boite c’est vraiment une excellente manière de voir la meilleurs version de toi même, de te révéler à toi même, c’est ton bébé tu as envie que ça marche et tu vas tout lui donner. Et du coup c’est un excellent facteur d’accélérateur de l’apprentissage.

Deuxième raison le diplôme, à part si tu es dans une activité réglementée genre médecin, avocat, etc, les clients ne te demandent jamais ton diplôme. Ils n’en ont rien à foutre ! Tout se qu’ils veulent c’est que ton produit ou service soit top c’est tout !

Moi ma première boite est une boite de prestation informatique et la vente de logiciels, j’ai géré, moi et mes employés des parcs informatiques de clients importants et s’il y avait une panne il perdait des dizaine de milliers d’euros de chiffre d’affaires peut être même plus tu vois ! Notamment j’ai travaillé pour Peugeot, les filiales commerciales de Peugeot dans le nord, c’est une grosse grosse boite, tu as plusieurs centaines de personnes et si je fais une bêtise c’est pas des dizaines de milliers d’euros c’est beaucoup plus. Et ils n’ont jamais à aucun moment demandé quel était mon diplôme ! Mais que si il m’avait embauché pour le même poste mais en interne ça aurait été la première question qu’ils auraient posée comme question. Tu vois limite je ne serais jamais été à l’entretien d’embauche car je n’aurais pas passé le cap du filtre à CV.

C’est marrant tu vois, une entreprise ça permet de squeezer, de contourner un certain nombre de discrimination ! Que ce soit le sexe, la couleur de la peau etc … ou les diplômes après c’est pas non plus une baguette magique qui ne va pas tout faire disparaître, mais ça aide, notamment quand tu vends sur le web on est même pas obligé à voir ta tête en fait.

Ensuite, le mythe du travail qui nous passionne, au début du bouquin, je donne les chiffres qui sont assez édifiant. Parce que d’après une enquête sur à peu près 250 000 personnes dans le monde, la France est un des pays ou les gens sont les plus activement désengagés dans leur travail et il n’y a que 9% des gens en France qui s’estiment heureux dans leur travail et il y en a 26 % qui haïssent leur job. 26% ! C’est pour des questions alimentaires, c’est vraiment ahurissant.

Au moins avec ta boite, t’es pas obligé de créer une boite dans la prestation de services ça c’est sur ! Mais tu as plus de moyens pour le faire, tu vois on va parler d’un projet qui à de la gueule, on ne parle pas d’un projet qui va te challenger et tout ça ! Faut pas dire ce que je n’ai pas dit, créer une boite ça peut être très simple. Il faut trouver un truc qui te chalenge, du fait que tu sois passionné par le sujet. Même si ça se passe mal, comme ça a été le cas avec mon entreprise, un moment on m’a tellement monté le cerveau que je pouvais plus la voir.

Tu vois ma boite, ma nouvelle boite, ça fait 6 ans que je l’ai maintenant, j’adore toujours. Ca dépend aussi comment tu l’as vois. Mais faut se rendre compte que le mythe du travail de passion, ça c’est un mythe, le travail qui passionne c’est plus facile à dire que de créer son entreprise. Je ne dis pas que c’est automatique mais c’est plus facile.

Ensuite, le fait d’être salarié, tu as été embauché pour travailler à réaliser le rêve de quelqu’un d’autre. Donc, ce n’est pas forcement grave, je veux dire. Y a des rêves, où on peu être impliqué dedans, par exemple Elon Musk il a créé SpaceX uniquement pour aller coloniser Mars afin que l’humanité ne soit pas mise à un seul endroit, c’est un truc qui a de la gueule. Moi, sans doute j’aimerais bien être employé chez SpaceX et aider Elon Musk à accomplir son rêve. Parce que c’est un rêve qui est vraiment motivant. Pareil avec Tesla il fait en sorte que d’ici 10 ans ou 20 ans que toutes les voitures soient électriques. C’est un beau rêve tu vois, c’est pas grave si c’est pas moi qui ne l’ai pas eu au début ! Je vais aider.

Mais, il ne faut pas se leurrer non plus la plus part des employés ils sont dans une boite qui ne les font pas rêver particulièrement. D’ailleurs, ces chiffres que je te disais tout à l’heure. Beaucoup d’employés sont embauchés pour réaliser un rêve auquel eux ne croient pas et par fois ils sont même en conflit avec leurs valeurs et qui doivent serrer les dents, tu vois !

Il y a une corrélation sans doute entre le fait qu’il y a tant de monde qui haïsse leur job et le problème de ses valeurs.

Donc, créer une boite, c’est aussi une excellente manière pour réaliser son rêve. Et quelque chose qui est en rapport avec tes propres valeurs. Avec tout ce qui suis la paix dans le monde …

Bon voilà, y a plein d’autres choses je ne vais pas toutes te les dire.

Un autre, un salarié c’est comme un locataire qui paie le crédit du propriétaire. Tu jettes de l’argent par les fenêtres, je veux dire.

Moi l’entreprise la première au bout de 10 ans, je te l’ai dit je l’ai vendu selon trois portefeuilles clients et mes employés ils n’ont aucun pourcentage là dessus ! Et ce qui est logique d’un certain point de vue car c’est moi qui ai pris tout le risque et qui ai tout mis en place et qui avait la responsabilité en cas de faillite et on se serait servi sur mes propres deniers. Et en même temps ils ont contribué à la valeur de l’entreprise aussi.

Il faut se rendre compte de ça ! Et les salariés ont contribué à une valeur et c’est même mathématique, un salarié, tu vas toujours être payé par l’entreprise moins que la valeur que tu apportes c’est normal si non c’est que tu n’es pas rentable. Donc, c’est logique, t’es jamais payé à ton plein potentiel.

CLG : c’est très intéressant et ce que tu as dit aussi c’est la notion de responsabilité, c’est vraiment, au delà de dire responsable, c’est aussi avoir confiance en soi et je trouve que c’est un vrai enjeux et si on avait cette notion un petit peu plus de responsabilité pour pouvoir tout simplement se réaliser je pense que beaucoup tournerais ou deviendrait chef d’entreprise. Ca j’en suis convaincu !

OR : Voilà je fais l’analogie au tout début du bouquin entre le fait de gérer une entreprise et le pilotage d’avion, je prends des courts de pilotage, donc je peux en parler en connaissance de cause, c’est la même chose quand tu pilotes un avion. Tu as un sentiment de liberté, d’indépendance et c’est tellement grisant quand tu pilotes ton avion mais ça va de paire avec la responsabilité, de l’appareille et la vie de gens qui sont dedans et parfois tu dois prendre des décisions très rapides pour sauver la situation et si tu te plantes tu peux avoir des conséquences importantes. Tu vois c’est cette idée de toute façon tous les entrepreneurs le savent et ça fait partie de l’esprit entrepreneur que liberté est égale aussi responsabilité. C’est pourquoi j’ai accepté la responsabilité avec choix car sans responsabilité tu n’as pas de liberté et inversement.

CLG : c’est très important pour mon auditoire

OR : mais ça implique aussi que quand on se plante et que c’est de notre faute et que bien voilà, on peut aussi planter un avion dans un arbre. Et il vaut mieux que ça n’arrive pas.

CLG : oui de préférence, et oui c’est un terme très important la responsabilité et dans la création d’entreprise et de la gestion de l’entreprise, il faut comprendre la hauteur de la responsabilité. C’est grisant mais c’est aussi être responsable. C’est vraiment important ce que tu as dit et ça c’est un message que j’aime bien faire passer et je te remercie de le redire.

Je te pose une dernière question c’est vraiment parce que je suis curieux aujourd’hui de savoir, car je crois que tu avais dit fin de semaine tu devrais avoir les résultats la semaine dernière pour la fin de cette semaine les résultats sur ton livre, nombre de livres vendus est ce que tu les as ou pas ?

OR : Alors c’est vraiment très frustrant pour moi car moi je bosse sur le web et pour moi je pilote tout en temps réel et là ça prend des plombes pour avoir les chiffres par ce qu’en fait il y a deux choses différentes, tu as les ventes de livres en elles même et les réassorts qui sont de nouvelles commandes, ce qui fait dans une librairie tu lui as vendu 1 000 bouquins mais si elle en vend 5 elle va te renvoyer 95 donc c’est pas vraiment des ventes tu vois. Le problème c’est que ça prend du temps pour collecter les réassorts facilement parce que tu les envois mais c’est difficile de connaître les ventes parce qu’on n’a pas d’info rapides en fait, et je peux simplement te dire qu’on avait une expédition de 5 400 exemplaires et que dès lundi on a eu une commande, s’était combien déjà, de 4 000 bouquins ou un truc comme ça. Ca veut dire sans doute que les librairies ont vendu 4 000 nouveaux exemplaires. Ca veut dire que les 5 400 sont déjà partis et que il y a une demande tu vois ! Et il faut voir si c’est commandes vont se transformer en ventes réelles.

Je sais aussi que Amazon, Amazon ont un peu « faiblé » car il y a trois semaines il avait déjà des prés commandes, ils avaient déjà près de 200 exemplaires avant la sortie et le jour de la sortie ils étaient en rupture de stock. Et le jour de la sortie ils ont fait une commande de 971 en urgence. Ils ont rien vu venir Amazon c’est super, on en a envoyé 500 lundi et ils sont déjà partis. Donc, en gros ils n’ont jamais vu ça. Pour lui c’est un démarrage exceptionnel, très rapide et ils vont en recevoir encore demain ou aujourd’hui Amazon car ça part en live et là il est déjà dans le top 50 dans la plus part des ventes, il monte mais je demande de ne pas acheter sur Amazon.

Donc, écoutes, tous les signes semblent au vert, on va voir ce que ça va donner. Je ne peux pas te donner plus de chiffres que ça mais ça à l’air de bien marcher quand même ! Et puis il y a pleins de lecteurs qui n’arrivent pas à trouver le bouquin et quand je demande de les commander chez leur libraire, ça demande un peu de délais.

CLG : c’est marrant parce que le jour de la sortie, je l’ai cherché et j’ai appelé 23 libraires situé vers La Rochelle et impossible de le trouver, le lendemain on a pu en avoir dans une librairie indépendante.

OR : Cool vous en avez pris combien d’exemplaires ?

CLG : on en a pris deux.

OR : il y en avait que deux dans la librairie

CLG : bien il n’en restait que deux dispo., le reste était commandé en fait. Et on ne pouvait pas en avoir plus.

Un qui était pour moi et un que je souhaite offrir en cadeau à un ami. Je me suis permis de faire une petite vidéo pour montrer que je me suis acheté ce livre sur ma communauté d’amis etc et tu vois hier j’ai une copine qui m’appelle qui est une avocate dans un gros cabinet parisien, elle a quitté son boulot il y a 6 mois, elle abandonné son métier où elle était très bien payé et se mettre dans une zone d’inconfort et pouvoir se lancer complètement dans un autre projet, et elle m’a dit : « c’est fou ce livre il faut que je l’achète car ça me parle beaucoup ». Tu vois ça ça me touche beaucoup, voilà ton message parle à beaucoup. Puis voilà !

Je voulais vraiment te remercier du temps que tu prends pour faire cet interview car je sais que tu es pas mal sollicité. Donc merci, merci à toi.

OR : merci à toi de m’avoir interviewé !

CLG : merci à ceux qui ont peut être regardé cette interview, si cet interview ses messages sont passés bien laissé moi un message juste en dessous, cliquez j’aime et puis laisser un commentaire ça me ferait bien plaisir d’avoir votre retour.

Olivier vraiment bon courage, merci de tous tes conseils, je regarde quasiment tout les jours un conseil que tu donnes en vidéo donc j’en apprends tout les jours donc continu et vraiment un grand succès pour ton livre.

OR : Merci à toi

CLG : Merci Olivier.

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Comprendrelagestion.com

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