Qu’est-ce que les actifs d’entreprise ? Encore un article qui a pour objectif de rappeler les termes et vocabulaires afin que tout le monde se comprenne !

Je me permets à nouveau, de vous rappeler une synthèse du bilan ci-dessous avec des codes couleurs pour vous aider à mémoriser chacun des blocks que vous devez maîtriser.

Quand on parle des actifs d’une entreprise, on ne parle pas uniquement des outils de travail tel que des machines. Quand on parle des actifs, on parle souvent de ce que possède l’entreprise.

En effet, tout ce que l’on compte dans l’actif d’un bilan représente ce que possède l’entreprise que ce soit des outils de travail (immobilisations), des stocks de produits, mais aussi des créances clients (ce que les clients nous doivent) et enfin, le « cash » qui nous reste, que l’on appelle les disponibilités.

Donc, nous allons présenter uniquement des blocks gris, rouge et rose présenter dans le bilan ci-dessus.

 Je me permets de remettre ce rappel, quand vous créez une entreprise de type sociétale (SARL, SAS, SA, …) vous faites naître une nouvelle entité sur cette « terre ». Donc, elle a sa propre carte d’identité (K-Bis) et pourra vivre bien au-delà d’une « vie humaine ». En conséquence, « ce qu’elle possède » ce sont des actifs qu’elle utilise pour développer son activité et répondre à sa stratégie et « ce qu’elle doit » c’est le passif, comme je l’ai évoqué dans mon article « Qu’est-ce qu’une dette pour une société ? » !

1.Les actifs immobilisés (block gris) : les outils de travail qui restent de façon permanent dans l’entreprise !

Les actifs immobilisés sont décomposés en trois catégories :

  • Les immobilisations corporelles :

Ce sont les équipements physiques de votre entreprise : des machines, des ordinateurs, le cout des achats de matériaux pour des travaux d’aménagement de locaux, le matériel de bureau, une voiture, …

Tous ce que vous avez de matériel et qui est considéré comme un outil que vous pouvez utiliser sur le long terme, vous le retrouverez dans cette catégorie.

 On trouve souvent des petits équipements de moins de 500 € dans les charges donc dans le compte de résultat et non dans le bilan. C’est souvent le point de vue d’un comptable. En revanche, si cet outil reste de façon permanent dans l’entreprise et s’il n’a pas vocation à être changé dans les 2 – 3 ans, je vous invite à le positionner comme un investissement. Pourquoi ? Car il est d’une part pertinent économiquement de représenter la réalité financière de votre entreprise et, d’autre part, si vous avez un budget de dépense d’équipement, il ne faut pas utiliser vos fonds propres mais de la dette bancaire pour le financer. Vous pouvez retrouver la définition des fonds propres dans mon article : « LES 5 RAISONS DE RENFORCER LES FONDS PROPRES DE SON ENTREPRISE ! » .

Enfin, il peut être stratégique de « passer » ces charges de petits équipements dans le compte de résultat dans le cas ou vous avez des résultats positifs. Encore une fois, ce n’est pas le rôle de la marge de financer les équipements.

  • Les immobilisations incorporelles :

Ce sont des outils de travail qui ne sont pas matériels tel que le fonds de commerce, les brevets, des licences de logiciels ou des licences d’exploitation, … .

Vous trouverez aussi les immobilisations de vos travaux de recherche. Par exemple, si vous avez valoriser vos développement de logiciel, ou la conception d’un produit, vous pouvez créer un “produit immobilisé” qui vient améliorer vos résultats et c’est un nouvel actif de votre entreprise, qui sera amortissable.

  • Les immobilisations financières :

Ce sont tous les fonds d’argents que vous avez bloqués ou investis sur le long terme. Par exemple, vous allez retrouver les frais d’établissement (pour la création d’entreprise), les cautions (pour un local par exemple), les parts d’une société que possède l’entreprise dans une autre entreprise. Ça peut être aussi, si vous prêtez de l’argent à un collaborateur, c’est considéré comme un prêt d’argent, donc vous le retrouverez ici.

  • L’amortissement des immobilisations :

Un amortissement c’est une un avantage fiscal que bénéfice l’entreprise (si elle fait des bénéfices), de pouvoir mettre de l’argent de côté pour remplacer ses équipements à terme sans subir l’impôt sur les sociétés. Comment ça fonctionne : c’est assez simple, prenez par exemple une machine que vous avez acheté 100 000 €, ensuite, vous savez que vous allez l’utiliser 7 ans environ. Et bien, vous pouvez déduire chaque année dans votre compte de résultat = 100 000 € / 7 = 14 286€ à déduire dans votre compte de résultat sur la ligne appelée « dotations aux amortissements et aux provisions ».

La valeur initiale de vos immobilisations est appelée « brute » et quand vous retirer le cumul des amortissements, elle s’appelle net.

 Il y a des règles fiscales qui s’appliquent pour certains produits ou équipements. La logique est de respecter la durée de vie réelle de vos machines et cela reste le plus souvent conforme aux règles fiscales.

 Attention à certain investissements qui ne sont pas amortissables telle que les fonds de commerce. Cela peut avoir un impact important dans l’équilibre de votre situation financière et les équilibres de vos bilans. En effet, si vous financez l’achat de votre fonds de commerce avec un prêt bancaire, mais que vous ne réalisez pas assez de résultats pour renforcer vos fonds propre, et bien vous vous retrouvez avec un déséquilibre de bilan. Vous pouvez retrouver ces explications et conséquences de cet effet ciseau dans mon article « 6 BONNES RAISONS POUR COMPRENDRE UN BILAN COMPTABLE »

2. Les actifs circulants (block Rouge) : les stocks et les créances clients

Les stocks :

Vous avez trois types de stocks :

  • Les stocks de matières premières: c’est de la matière que vous n’avez pas encore transformée tel que de la farine pour un boulanger, ou des bloques d’acier pour un usineur. Elle arrive brute et vous ne l’avez pas encore transformé.
  • Les stocks d’en-cours : vous avez commencé à transformer la matière première et vous avez passé quelques minutes, heures ou jours pour obtenir un résultat mais vous n’avez pas encore terminé le produit. Par exemple, vous fabriquez des boites de chocolats, vous avez fabriqué uniquement les chocolats mais vous ne les avez pas encore emballé. Ce sont des en-cours de production et non fini.
  • Les stocks de produits finis : C’est simplement le stock de produits que vous n’avez plus qu’à expédier.

 Vous pouvez être tenté de positionner des stocks de produits en en-cours lié à des commandes. Il faut faire attention que ce soit bien des commandes fermes et non prévisionnelles. En effet, si vous considérez des en-cours de produits comme de la « production stockée » (donc dans votre compte de résultat), vous allez gonfler virtuellement vos résultats (donc de payer de l’impôt sur les sociétés sans avoir reçu de cash) et si votre commande n’est pas honorée par le client, vous devrez compenser l’année d’après par une dépréciation de produit non vendu, donc du chiffre d’affaires en moins. Il faut être certain de l’acte d’achat ou de la vente des produits dans l’année en en-cours.

 Le stock c’est de l’argent immobilisé dans votre entreprise ! C’est la première raison de défaillance des entreprises. En effet, sans stock l’entreprise ne peut pas vendre mais avec trop de stock, elle consomme du cash. Si elle n’a pas assez de cash, elle ne pourra pas acheter ou produire son stock. C’est un jeu « d’équilibriste » entre avoir peu de stock et trop de stock. Aujourd’hui, les nouveaux modèles économiques, permettent parfois de pré-vendre ou de réaliser des commandes avant l’achat ou la production de produits. En conséquence, vous êtes en flux tendu de production et d’achat. C’est un excellent moyen de réduire ses besoins de stocks donc de trésorerie.

 Je préfère le préciser maintenant, pour une grande partie des TPE et PME-PMI vous ne pouvez pas financer vos stocks par les banques. Il existe des possibilités de financement de stocks au-delà d’un chiffre d’affaires de 4 millions € par des sociétés de financement spécialisées mais tout va dépendre de vos stocks. Si ce sont des matériaux qui ont de la valeur et qui ne se déprécient pas, il sera plus facile à financer que des produits dits textile par exemple qui subissent une saisonnalité et des effets de mode à risques.

Les créances clients :

C’est la deuxième raison de défaillance de nos entreprises. En effet, les créances clients, ce sont les délais que vous accordez à vos clients pour vous payer. Plus le délais est long plus vous augmentez vos besoins en cash. En gros, vous jouez le banquier pour votre client !

Par exemple, vous accordez 30 jours fin de mois de paiement à un client à réception de la marchandise. Soit 2 mois de délais de paiement. En revanche, vous avez réalisé la production des produits, vous l’avez expédié, vous avez deux mois d’attente pour recevoir cet argent. Cependant, vous avez près de 3 mois voir plus de charges à payer (salaires, loyer, cotisations sociales, …). Donc, si vous n’avez pas de trésorerie d’avance, soit de la liquidité pour au moins 3 mois, vous allez avoir de grande difficulté de trésorerie. Et plus vous augmentez votre chiffre d’affaires plus vous augmentez votre besoin de trésorerie.

En conséquence, vous réalisez plus d’activité mais vous risquez de vous retrouver en cessation de paiement, et en redressement judiciaire car vous ne pourrez pas honorer le paiement de vos fournisseurs.

 Le poste clients et le poste stocks sont deux indicateurs indispensables à suivre ou à réduire de façon permanent ! Vous pouvez trouver des solutions de financement dans mon livre « Les 4 étapes pour identifier ses besoins de financement » .

3. Les disponibilités (block rose) :

Ce sont vos liquidités que vous avez sur vos comptes bancaires. Si vous avez beaucoup de liquidités, vous avez souvent deux lignes :

  • Les valeurs mobilières de placement : c’est l’argent qui est placé sur des comptes de rendement (compte à terme, de placement, …).
  • Les disponibilités : le solde de vos comptes bancaires de l’ensemble de vos banques (enfin, celle de l’entreprise uniquement).

En fait, dans une lecture financière du bilan, c’est la variable d’ajustement. En effet, si vos blocks sont bien équilibrés entre eux (les dettes long termes financent les actifs immobilisés, et les fonds propres finance le BFR), il doit vous rester de la trésorerie. En revanche, si vous n’avez pas de disponibilités, il faut identifier la ou les raisons : manque de fonds propres, pas assez de bénéfices, utilisation des fonds propres pour financer des actifs immobilisés et non par de la dette bancaire, … .

 

Pour conclure, les actifs de l’entreprise sont beaucoup plus étendus qu’uniquement de l’équipement ou un bâtiment. C’est à la fois votre outil de travail mais aussi les explications où se trouve votre argent (Stocks, créances clients, …) ou du moins à quoi il sert !

 

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